La Société congolaise des postes et télécommunications (Société Congolaise des Postes et Télécommunications) traverse une crise sociale majeure, marquée par 17 mois d’arriérés de salaires, selon les organisations syndicales. Certains agents cumuleraient même jusqu’à 70 mois d’impayés.
Les représentants des travailleurs dénoncent une gestion qu’ils jugent défaillante, estimant que les engagements pris envers le personnel n’ont pas été respectés malgré plusieurs démarches auprès des autorités compétentes. Ils affirment que les difficultés financières avancées par la direction ne reflètent pas les capacités réelles de l’entreprise, qui dispose pourtant de revenus importants issus des télécommunications, des services postaux et de son patrimoine immobilier.
Les syndicats s’interrogent également sur l’absence de résultats visibles des investissements dans la fibre optique, ainsi que sur la vente présumée de certains biens immobiliers de la SCPT, dont les fonds n’auraient pas été clairement réorientés vers le paiement des salaires ou la relance des activités.
Ils rappellent par ailleurs qu’un protocole d’accord signé sous l’égide du ministère de tutelle, prévoyant une régularisation progressive des arriérés, n’a pas été appliqué, ce qui aurait déclenché le mouvement de grève en cours.Cette situation relance plus largement le débat sur la gouvernance des entreprises publiques en RDC, plusieurs observateurs appelant à des audits indépendants et à des réformes fondées sur la compétence, la transparence et la performance.
La direction générale de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.
LK

