Aimé Boji Sankara, président de la chambre basse du parlement, a plaidé pour un encadrement plus rigoureux de toute nouvelle prorogation de l’état de siège en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
S’exprimant ce lundi 11 mai lors de la plénière consacrée à l’examen de la prolongation de cette mesure exceptionnelle, le député national a proposé que les futures demandes de prorogation soient systématiquement précédées d’une audition à huis clos des ministres directement impliqués dans la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire.
Selon lui, cette démarche permettrait aux élus nationaux de disposer d’informations détaillées et actualisées avant de se prononcer sur le maintien de l’état de siège. L’objectif affiché est de renforcer le contrôle parlementaire à travers un rapport d’évaluation complet présenté aux députés.
Par cette proposition, Aimé Boji Sankara entend instaurer davantage de transparence et d’efficacité dans le suivi des opérations sécuritaires menées dans l’Est du pays, où les populations continuent de subir les violences des groupes armés malgré plusieurs prorogations successives de l’état de siège.
Cette intervention intervient dans un contexte marqué par des interrogations croissantes au sein de la classe politique et de l’opinion publique sur l’impact réel de cette mesure exceptionnelle instaurée depuis mai 2021 pour restaurer la paix dans les zones sous menace sécuritaire.
LK

