À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, célébré ce 30 juin 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a livré un message centré sur la défense de l’État de droit, l’unité nationale et le respect des institutions de la République.
En ouvrant son allocution, le Chef de l’État a rendu un vibrant hommage aux femmes et aux hommes qui ont consenti d’importants sacrifices pour l’indépendance, la souveraineté et la stabilité du pays, saluant leur engagement au service de la nation congolaise.
Abordant la question du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle, le Président a annoncé avoir transmis la loi relative au référendum à la Cour constitutionnelle afin qu’elle en examine la conformité avec la Constitution, avant toute éventuelle promulgation. Il a expliqué que cette démarche s’inscrit dans le respect des prérogatives que lui confère la Constitution et traduit son attachement aux principes de l’État de droit.Selon lui, aucune décision d’importance nationale ne peut échapper aux exigences légales ni aux procédures prévues par la Constitution. Il a souligné que le fonctionnement harmonieux des institutions repose sur une coopération respectueuse entre les différents pouvoirs de l’État, dans le strict respect de l’ordre constitutionnel.
Le Président de la République a également réaffirmé que les portes de la République demeurent ouvertes à tous les Congolais qui privilégient la paix, le dialogue, le respect des institutions et la loyauté envers la nation. Toutefois, il a insisté sur le fait que le dialogue ne doit jamais servir à contourner les institutions ni à remettre en cause la volonté populaire exprimée conformément aux lois de la République.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a rappelé que le peuple congolais reste l’unique détenteur de la souveraineté nationale. Il a estimé que nul ne peut prétendre parler durablement au nom de la nation en s’opposant aux principes fondamentaux de la démocratie, notamment le respect des institutions, la séparation des pouvoirs et la responsabilité devant le peuple.
Le Chef de l’État a par ailleurs condamné avec fermeté le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ainsi qu’à toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays. Selon lui, ces pratiques ne sauraient constituer un mode d’expression politique ni ouvrir un quelconque droit à une négociation privilégiée.
Face aux multiples défis sécuritaires et politiques auxquels la RDC est confrontée, le Président a enfin lancé un appel à l’unité nationale. Il a invité les acteurs de la majorité, de l’opposition, les responsables religieux, sociaux, économiques, les médias ainsi que les organisations de la société civile à faire preuve de responsabilité, de retenue et de patriotisme afin de préserver la cohésion nationale et de consolider les institutions de la République.
LK

